"La jeune fille, ce qu'elle est en réalité. Une petite sotte et une petite salope; la plus grande imbécillité unie à la plus grande dépravation."[Charles Baudelaire]Le Blues de l'Instituter - Grand Corps Malade

"La jeune fille, ce qu'elle est en réalité. Une petite sotte et une petite salope; la plus grande imbécillité unie à la plus grande dépravation."[Charles Baudelaire]Le Blues de l'Instituter  - Grand Corps Malade
Je n'ai plus écrit une ligne depuis des mois, l'éternité. Pas le moindre mot qui signifie quelque chose, pas trace de la plus bête émotion. Le flot ininterrompu des lettres que je couchais inexorablement sur le papier, ou que je tapais nerveusement sous l'effet de la colère s'est brusquement arrêté.
J'aurais pu diluer mon encre à la saumure de larmes insensées, écrire brusquement sans réflexion préalable. Mais rien. Ma page. Est restée. Entièrement blanche.
Un point surprenant au milieu d'une longue phrase. La barrière infranchissable qui s'érigeait devant chaque porte de sortie de mon esprit.

_ Et après, comment on fait? Je me fais l'impression d'être l'aveugle qui voit à nouveau. Sans y voir beaucoup mieux que lorsqu'il était dans le noir. Mais, étant cet aveugle, mon exemple n'est même pas le bon, puisque je ne sais plus trouver la bonne métaphore. _

Vieillir_ J'ai goûté la réussite. Puis aussi l'échec. De suffisamment près pour apprécier leur inéluctabilité et l'ordre méticuleux que ces phénomènes offrent à la société humaine. J'ai poussé la réflexion à la souffrance psychique, suffisamment loin pour réussir à me perdre un peu dans mes pensées. C'était plutôt heureux. Pas clair, mais émotionnel, donc traduisible sous forme d'expression.
Et puis le lendemain, le Monde a perdu ses couleurs. La Terre, la Vie, l'Homme, tout ce qui constitue le contraire du Néant, appellons ça l'Existant, a perdu son sens. Ca ne dure pas assez longtemps pour que tu puisses réaliser, et en une seconde, plus rien n'est pareil. Le film est soudain en noir et blanc, il n'a ni queue ni tête. Tout autour, les gens courent, personne ne s'arrête, alors que toi tu n'avances plus.
Et plus rien. Ne t'attends. Nulle part.
L'émotion, disparait.


Tu te relèves toujours.Parce qu'au final, personne n'est suffisamment courageux pour mourir.


Ce soir, tout fini.
La foule n'a pas d'âme. C'est ce qui la rend si cruelle.
J'observe chacun de ces Hommes, d'une manière strictement identique, neutre et nouvelle, mais tout à fait singulière. Comment omettre qu'ils sont tous parfaitement différents ?

Et enfin, je sais. Je découvre que chacun d'eux est aussi perdu que moi. Une masse d'enfants curieux et ignorants. C'est l'errance d'une vie. L'élan qui leur fait construire une histoire. Pour que demain soit un peu moins insensé, et qu'aujourd'hui réponde à quelques questions.
Alors j'avance à mon tour. Dans la musique, les lumières et les cris. Je baisse la tête et je me fonds dans la masse. Je choisis d'abattre mes murs. Enfin.


Et si demain, le jour ne se levait pas ? Pourquoi, je suis là?. Je suis là. Ce soir, tout fini. Tout. Est. Fini.

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Puisqu'il faudra toujours un support, la gloire et l'(la) (r)assurance, que l'aspiration de tout homme ne cesse jamais d'être le pouvoir, cessons de se voiler la face. Tout cela, nous est nécessaire.


F.lavie

# Posté le lundi 23 avril 2007 07:15

Modifié le dimanche 12 juillet 2009 11:10

Marcher tête basse pour ne pas regarder, dans les yeux de l'autre une absence d'humanité, trop seul pour croire aux lendemains enchantés, trop fatigé d'essayer sans jamais arriver, as-tu déjà souris à celui qui s'enfuit? Qui a peur de ce que tu penses de lui. Tant d'amour à donner a partager, pour que personne dans ce monde ne soit plus isolé, nous avons tous nos blessures qu'on cherche à cacher, moi j'ai envie de donner de tout partager. Assis sur un banc à regarder passer, le bonheur des autres qui s'emble se refuser, a ce que la vie laisse encore de côté, aujourd'hui ou pourtant rien ne devrait nous manquer, as-tu tendu la main à celui qui a faim? Qui a peur de rien sauf du lendemain. Tant d'amour à donner a partager, quand je vois toutes ces blessures que chacun veut cacher, une seule vie suffirat-elle pour y arriver, j'ai envie de donner de tout partager.I don't know - Noa

Marcher tête basse pour ne pas regarder, dans les yeux de l'autre une absence d'humanité, trop seul pour croire aux lendemains enchantés, trop fatigé d'essayer sans jamais arriver, as-tu déjà souris à celui qui s'enfuit? Qui a peur de ce que tu penses de lui. Tant d'amour à donner a partager, pour que personne dans ce monde ne soit plus isolé, nous avons tous nos blessures qu'on cherche à cacher, moi j'ai envie de donner de tout partager. Assis sur un banc à regarder passer, le bonheur des autres qui s'emble se refuser, a ce que la vie laisse encore de côté, aujourd'hui ou pourtant rien ne devrait nous manquer, as-tu tendu la main à celui qui a faim? Qui a peur de rien sauf du lendemain. Tant d'amour à donner a partager, quand je vois toutes ces blessures que chacun veut cacher, une seule vie suffirat-elle pour y arriver, j'ai envie de donner de tout partager.I don't know - Noa


" Si pour un instant Dieu m'offrait un morceau de vie, je profiterais de ce temps le plus possible. Je suppose que je ne dirais pas tout ce que je pense, mais je penserais tout ce que je dis. Je dormirais peu et rêverais plus, je crois que chaque minute les yeux fermés représentent soixante secondes en moins de lumière. Je donnerais une valeur aux choses pas pour ce qu'elles valent mais pour ce qu'elles signifient. Je prouverais aux hommes combien ils se trompent en pensant qu'on ne tombe plus amoureux en vieillissant, on vieillit lorsqu'on cesse de tomber amoureux. Je donnerais des ailes à un enfant. Mais je le laisserais apprendre à voler seul. J'ai appris que tout le monde veut vivre au sommet de la montagne sans savoir que le véritable bonheur réside dans la manière de l'escalader. J'ai appris que quand un nouveau-né serre fort de son petit poing, pour la première fois, la main de son père, il le retient pour toujours. J'ai appris qu'un homme n'a le droit d'en regarder un autre de haut que pour l'aider à se relever. Le lendemain n'est garanti à personne qu'il soit jeune ou vieux. J'ai appris tant de chose de vous, malheureusement elles ne me serviront plus à grand chose, car lorsqu'on me rangera dans ce coffre, je serais malheureusement mort. Aujourd'hui est peut-être le dernier jour où tu vois ceux que tu aimes. N'attends pas, fais-le aujourd'hui, car si demain ne vient pas, tu regretteras sûrement de n'avoir pas pris le temps d'un sourire, d'une caresse, d'un baiser, car tu étais trop occupé pour pouvoir faire plaisir. Gardes près de toi ceux que tu aimes, dis leur à l'oreille combien tu as besoin d'eux, aime les et traite les bien. Prends le temps de leur dire : "je regrette", "pardonne-moi", "s'il te plait", "merci" et tous les mots d'amour que tu connais. Si je savais que ce sont les dernières minutes où je te vois, Je te dirais "je t'aime" sans présumer bêtement que tu le sais déjà. Personne ne se souviendra de toi pour tes pensées secrètes. "


F.lavie

# Posté le vendredi 26 décembre 2008 15:47

Modifié le dimanche 12 juillet 2009 11:10

Se soir....Little Love - Aaron

Se soir....Little Love - Aaron
Se soir tout est plat, en manquent de pep's, d'énergie.
Voila plus d'une semaine que je les aient tous quittés mais ils me manquent tant.
Comment se fait-il que en un mois de temps on se soit tellement soudés?
Ce qu'on a vécu est inexplicable, fallait voir pour le croire, on était là, a défendre nos gamins bec et ongles même si on savaient que pour les gens ils n'étaient pas ordinaires, mais ce n'est pas parece qu'ils n'étaient pas ordinaires qu'ils n'avaient pas le droit de vivre, de jouer, de rigoler ect... et puis c'était tellement merveilleux de les voirs heureux, même si ce n'était pas rose tout les jours, entre les angoisses, les caprices, les rituels... On a été une équipe plus que soudés...
Je me souviens comme si c'était hier, au bout de deux jours j'ai fini sous la douche habillé avec Enrst, alors qu'on ne connaissait rien, alors qu'on travaillé ensemble depuis un peut plus de 48heures. C'est cela qui était merveilleux!
Nos rythme de vie: Couché 2heures du matin, levé 7heureus
Leurs rythmes de vie : levé a nimporte quelle heures, douches, ptit déj, activité, repas, activité, gouté, activité, douches, repas, couché 21h. Je ne parlerai pas des changement de pipi et cacas et tout ce qui n'est pas agréables pour votre petite personnes.

La seule chose que je sais, c'est que malgrès tout, avoir 30 enfants et adolescentes autistes profonds (principal hyandicap, les autres : schizophrène, trisomique 31, sourd et aveugle) vous change et change votre vision du monde et de l'Homme.
Oui cela est vrai que j'ai pas mal pleuré la première semaine, c'est vrai que j'ai été griffé, mordue, tapé, eu des coup de tête, j'ai eu des bleus, des émathomes, équimoses et j'ai quelques cicatrices mais ces tellement enrichissent.

Qu'une envie, retourné travaillé à l'AVEI l'année prochaine.
Mais surtout, surtout, retrouvé et être entouré de CETTE équipe qui m'as tant apporté pendant tout ce mois d'aout 2009. Ils fond partis de ma vie maintenant...Et je l'espére pour longtemps encore.

A vous, à jamais dans mes souvenirs, dans ma mémoire et surtout dans mon coeur.
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# Posté le dimanche 12 juillet 2009 06:37

Modifié le vendredi 04 septembre 2009 11:14